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Dimitri Vaotoa

« Culture Rugby »

Interview réalisée le 8 avril 2014

 

 

Dimitri Vaotoa

Né à Nouméa en mai 1989 (Nouvelle Calédonie)

1m91, 120kgs

3 éme ligne centre

2009 : CA Périgueux

2010/2012 : Brive

A l’USM depuis 2012


 

« Dimitri, quel est ton parcours avant d’arriver à l’USM ? »

J’ai d’abord fait quelques mois à Périgueux, avant que Brive ne me contacte. A Brive j’ai fait deux ans au centre de formation, puis, je suis venu ici. »

« Qui est Dimitri en dehors de Sapiac ? »

J’aime faire des choses simples avec les amis de chez moi : jouer de la guitare, parler de chez nous ….

« Justement, ton chez toi, ça ne te manque pas ? »

Ah ! Si, ça c’est sûr ! On y pense tout le temps, ça manque tout le temps. La famille est loin, c’est pas simple de garder contact même avec internet.

« C’est tellement différent la vie chez toi ? »

Oh ! oui !, c’est « COOL, PEACE » …. Ce n’est pas du tout comme ici. Ici, on sent que c’est pression tout le temps, pour tous les gens …

« Peut-être une différence de Culture ? »

Tout à fait, c’est cela. Là- bas c’est plus famille, c’est une petite ile, tout le monde se connait.

« On a l’impression, que vous êtes beaucoup plus « cool » que nous … que vous profitez plus de la vie et de ce qui vous entoure … »

Ben, oui, on a grandi avec ces valeurs, la nature, la famille, les amis, les bonnes choses. On sait qu’on ne vit qu’une fois et qu’il faut profiter de la vie, en profiter un max, que c’est cela qui est important ….

« Tu as entièrement raison. Et ici, qu’est-ce qui te plait ?

J’aime Montauban, c’est un peu comme chez moi, c’est petit comme ville, les gens sont gentils et à fond rugby. Je n’aime pas les grandes villes, ici, on peut faire le tour de la ville, c’est joli : les maisons, les places, c’est vert … J’aime bien.

« Et au départ, Dimitri, le rugby, pourquoi ? Parce que chez toi, c’est réellement une culture ? »

Oui. Mon père jouait au rugby, mes frères aussi jouaient et j’ai eu une opportunité. Un dirigeant de Périgueux était venu en vacances chez moi et m’a proposé de venir jouer à Périgueux. J’y suis allé, j’ai tenté le coup ….

« C’est un peu le Sport National chez toi … »

Oui. Mais on est plus Rugby à 7. Et rugby à 13. Comme c’est petit, on n’a pas beaucoup d’équipes et on joue à 7. Maintenant, le 15 revient, mais quand j’y étais c’était le 7.

« Donc, tu jouais à 7… »

Oui, on faisait des tournois à Fidji, Nouvelle Zélande, les pays comme cela … On prenait des roustes à chaque fois, mais ce n’était pas grave ….

« Tu as du voir du pays … »

Oui, toutes les iles du Pacifique grâce au sport et au rugby, puis la France …..

« Alors, justement, on ne va pas se quitter sans parler un peu de Sapiac ….. C’est quoi, Sapiac, pour toi ? »

J’ai pas de mot pour décrire. Déjà quand je suis arrivé à Montauban, je ne croyais pas être lancé comme cela direct en première. Je croyais que j’allais faire les matchs en B. Quand je suis parti de Brive, je devais rentrer chez moi, quitter la France et Xavier m’a donné ma chance.

Quand je suis arrivé à Sapiac, que je l’ai connu, c’est magique. Avec les supporters, tous les gens de la ville qui sont à fond derrière l’équipe. Ce stade, avec les supporters, c’est tellement beau que parfois, nous, sur le terrain, on en reste « comme çà »…. Et on se demande « mais ils sont malades, ces gens ici », ils sont fous …..

« Oui, je crois qu’on l’est. On est un peu « malades de Sapiac »…. Alors, qu’est-ce que tu penses de cette ambiance ? »

C’est géant, c’est top. Il n’y a rien de mieux. Partout où on va ou ici c’est la même ambiance, c’est « OUF ». C’est beau et en plus, ça nous pousse vraiment sur le terrain. Tu as envie de tout donner. Quand tu vois qu’ils font des heures de bus pour être là derrière nous, pour nous et chaque fois, c’est énorme. Qu’ils sont au Stade, tu as envie de réussir, de leur faire plaisir, de tout donner. Quand tu vois ce que ces supporters font pour le club, pour nous les joueurs, c’est grand, c’est beau, il faut tout donner sur le terrain pour eux.

Tes espoirs ……

Sapiac en pro d2 …..

« Mais après, rester à Sapiac ? »

Oui, moi je me plais ici. Je suis bien, bien dans mon club, bien dans ma ville, bien avec les Sapiacains et les gens d’ici …… Pourquoi partir quand on se sent si bien quelque part.……

Mimi.

Un avant goùt des 166 photos du dèp à Vannes


Rencontres à XV du 13/04/2014

Comme il n'y a plus besoin de le présenter, passons directement à l'interview

Xavier PEMEJA

(Interview réalisée le 8 avril 2014)


« Chez les Ultras, il y a toujours la question bête, on va commencer par celle-là, comme cela ce sera fait : Xavier et son jean, art de vivre ou superstition ? »

J’ai plus de jean cette année au bord du terrain ….. L’année dernière, je l’avais au bord du terrain, mais comme on a perdu, j’ai arrêté de le mettre, je suis en survêt. Après oui, donc, « art de vivre ».

«  Bon, de plus en plus dur : qui est Xavier Péméja en dehors de Sapiac et du rugby ? »

En dehors du rugby, j’ai la famille qui vit avec le rugby …. Parce que J’ai  toujours été comme ça. Je suis un gosse de Sapiac, qui a commencé le rugby à Sapiac. Qui a aussi eu le bonheur de partir ailleurs  voir comment c’était et de revenir ici, chez soi. Après, c’est vrai que je ne peux pas dire que j’aime la pêche, la chasse, le cinéma ….non, j’ai une vie de famille tout à fait normale.

« Entraineur de différents clubs, mais est-ce qu’il y a une équipe ou un club que tu aurais aimé entrainer ? »

C’est sûr que tout entraineur aimerait entrainer la meilleure équipe, si tu me demandes si j’aimerai entrainer l’Equipe de France, bien sûr, c’est le rêve de tout entraineur. Mais l’équipe que j’aimerai entrainer, cette année, c’est l’équipe qui va monter en PRO D2 et dans le futur qui sera championne de France au plus haut niveau, c’est celle-là que j’aimerai entrainer ……

« Un joueur que tu aimerais entrainer ? »

Un joueur, je ne sais pas, parce que même un bon joueur, on ne peut pas dire qu’on aimerait l’entrainer, car il y a le joueur et il y a l’homme. Les spectateurs ne voient que le joueur, l’intérêt de l’entraineur, c’est de côtoyer le joueur et l’homme.

Mais ce que je sais, c’est qu’il y a des joueurs et hommes qui m’ont énormément marqué dans ma carrière d’entraineur « Sergueï Sergueïev» , « Richard Dourthe » ce sont deux personnes qui m’ont énormément marqué en tant que joueurs et en tant qu’hommes. Il y en a d’autres, mais ceux-là en particulier.

« Un entraineur dont tu apprécies le travail ? »

Aujourd’hui, qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas, je crois que le travail qui a été fait au Stade Toulousain par Guy Noves est indiscutable, dans les résultats, dans le jeu. Celui de Vern Cotter à Clermont Ferrand est indiscutable aussi, c’est de la progression, c’est un club qui avance tout le temps … Je ne sais pas si ce sont de « grands entraineurs » mais c’est des gens qui ont construit quelque chose de grand…..

« Cette année, Sapiac a de très bons résultats, ça fait quoi  « d’être entré dans l’histoire » ? »

On n’est pas entrés dans l’histoire. Pas du tout, on y entrera si on monte en PRO D2 et je dirai même mieux, si on est « champion de France Fédérale ». Là, oui, c’est avec un titre qu’on entre dans l’histoire du Club. Là, aujourd’hui, on va dire que c’est un record qui n’a, en fin de compte, pas de valeur. Etre champion de France, çà a une valeur pour un Club, une ville … C’est une marque, une fierté, un résultat.

« Cette équipe de Sapiac, depuis que tu es là, tu l’as vu évoluer, cette saison, plus de satisfactions ? »

Dans ta question, il y a un peu la réponse, C’est une équipe qui a évolué positivement, qui a grandi, il y a des jeunes formés au club qui ont grandis, qui ont appris à travailler, qui s’investissent de plus en plus. Il y a des joueurs qui sont arrivés de l’extérieur qui ont apporté leur expérience. C’est, pour moi, une équipe qui n’a pas fini de grandir. Même si on monte, c’est un groupe qui n’a pas fini de faire quelque chose de bien à Montauban, mais d’abord, il faut qu’ils fassent monter Montauban….

« Maintenant, niveau supporters et Ultras en particulier, qu’est-ce qu’il faudrait faire de plus ou de mieux ? »

Je ne suis pas là pour dire aux supporters ce qu’ils doivent faire. C’est difficile. Ce sont les joueurs qui doivent donner envie aux supporters d’être forts, d’être présents. Je pense qu’à Montauban, on ne peut pas dire que les supporters ne sont pas là, ne sont pas présents, loin de là, il y a toujours eu à Sapiac une grosse réputation, les supporters ont toujours rendu la cuvette difficile pour les adversaires. Mais l’entraineur, il n’a rien à demander, ce sont les joueurs qui doivent leur demander par leurs actions, par leur détermination, grâce à ça, ils peuvent entrainer les supporters avec eux.

«  Nous sommes très fiers d’être Sapiacains et de le chanter, mais est-ce que franchement, nous supporters, lors des matchs, nous amenons vraiment quelque chose à l’équipe et aux joueurs ? »

C’est obligé ! Moi, ce que je souhaite, c’est d’arriver au match de la montée, il faut y arriver car le chemin est long. Mais c’est d’arriver à ce match de la montée comme à Bourgoin, souviens-toi la pression qui a été mise par les supporters de Bourgoin sur l’arbitre, sur le résultat même de la rencontre.

 Il faut que nous, on y arrive ici, car je suis persuadé que si on arrive sur ce match de la montée, à Sapiac, sans avoir un retard trop important sur le match aller, la pression que les supporters Sapiacains vont mettre sur l’ambiance du match, ça va être capital !

Mimi.

Merci à Xavier Péméja pour sa disponibilité et son accueil.